HELISTATION ET HELISURFACE : DEFINITION

Une « hélisurface » est un simple terrain qui doit être utilisé très rarement, à titre « occasionnel » 200 mouvements par an et 20 mouvements par jour au maximum selon la réglementation nationale, soit par exemple un terrain qui accueillerait moins de deux hélicoptères par semaine tout au long de l’année (moins de 200 mouvements).

Dans ce cas, il n’y a ni étude d’impact, ni autorisation préalable. Dès lors qu’il y a une nuisance notamment phonique, le Préfet a le pouvoir d’interdire son utilisation.
Accueillir un hélicoptère sur un terrain implique nécessairement deux mouvements. En effet, un atterrissage et un décollage représentent deux « mouvements » d’hélicoptères au sens de la réglementation.

Une « hélistation » est l’équivalent d’un aéroport dans la mesure où un tel équipement peut accueillir jusqu’à 5000 mouvements par an, soit une cinquantaine d’hélicoptères par semaine tout au long de l’année. Compte tenu de l’impact potentiel d’un tel équipement sur son environnement humain et naturel, il est compréhensible que l’autorisation soit délivrée seulement après une procédure de concertation avec le public, une étude d’impact, l’avis d’une autorité environnementale indépendante, et une enquête publique conformément aux dispositions qu’impose déjà depuis un certain nombre d’années la législation nationale, européenne et internationale relative à la transparence en matière de protection de l’environnement.

Il est tout aussi évident que concentrer à Ramatuelle et durant quelques semaines en été la totalité des mouvements des 51 hélisurfaces déclarées dont 15 à usage commercial, est clairement une façon de contourner la réglementation nationale et d’imposer aux Ramatuellois, sans concertation, sans avis de l’autorité environnementale, sans étude d’impact et sans enquête publique l’équivalent d’une, deux ou même trois hélistations déguisées.
C’est transformer tout un territoire en aéroport.